Lorsque nous avons commencé à avancer sur le projet Wisian avec Seb, il a fallu trancher sur les fonctionnalités que nous voulions développer et les clients auxquels nous voulions nous adresser.

Deux options se sont offertes à nous :

-> penser les choses à l’échelle de mes besoins de psychologue et proposer à des profils similaires au mien de bénéficier de l’outil

-> ou avoir le courage de l’ambition et viser, non pas la lune, mais l’illimité des possibles.

On pourrait penser que la question est vite répondue mais oser voir grand implique de passer sur un certain nombre de peurs et de croyances limitantes auxquelles nous étions soumis, lui comme moi.

Le problème, quand on a peur, c’est qu’on perd une partie de sa liberté. Sa liberté de penser, déjà (et pardon pour l’air qui vient de s’incruster dans votre tête), sa liberté d’entreprendre mais aussi sa liberté de mouvement.

Et pourtant, wisian est né d’un besoin de liberté. De proposer autre chose, de sortir des carcans imposés par ma formation universitaire, d’oser écouter mon instinct qui me disait à quel point je devais réinventer les thérapies que je proposais et m’offrir du temps pour créer les séances les plus appropriées. Liberté de pouvoir travailler d’où je le voulais, avec des gens de partout dans le monde, sans restriction. Liberté pour mes patients de pouvoir travailler en autonomie, au moment de la journée le plus propice pour eux.

Créer mon outil pour libérer mon travail, sans contrainte de lieu ni contrainte de temps pour gagner en qualité.

Et me rendre compte que mes choix, guidés par ma peur, bridaient ma liberté, ça ne m’a pas convenu.

Alors avec Seb, on a fait cuire des courgettes avec 3 tonnes d’ail dedans, on a mangé et on a décidé. On a osé voir grand pour wisian, d’y aller malgré nos peurs et nos doutes.

Comme nous, vous pourriez être vous aussi freinés par vos peurs dans la réalisation d’un projet alors voici quelques étapes qui nous ont aidé à avancer.

1) Sortir du déni

Pour dépasser sa peur, il faut déjà savoir qu’elle existe. Rien de plus facile que trouver des excuses pour ne pas se lancer entièrement dans un projet : je n’ai pas le temps, je manque d’argent, quelqu’un le fait déjà, je manque de compétence…

Dans notre cas, nous étions tous les deux déjà gérant de nos entreprises respectives avec peu de temps et d’argent à consacrer à ce nouveau projet… Que de belles excuses !

2) Identifier sa peur

Vous avez senti la résistance, lutté contre le déni et pris conscience qu’en fait, vous aviez peur. Ok. Mais peur de quoi ?

Nos peurs ne sont pas nos ennemies, au contraire, elles nous accompagnent pour nous prévenir d’un danger afin de garantir de notre survie. Diriez-vous que les feux rouges sont vos ennemis ? Comprendre de quoi parle votre peur, d’à quelle croyance profondément ancrée vous vous conformez permet ensuite, en conscience, de transformer ces peurs et ces croyances pour vous en libérer. Juste en leur rendant leur statut, en les remettant à leur place.

Rapidement, nous avons identifié que la question pour nous n’était pas de savoir si nous avions du temps ou de l’argent à investir mais plutôt si nous étions prêts à risquer notre amitié.

3) Penser en terme de besoin plus qu’en terme de stratégie

Prenons un exemple : j’ai peur de manquer d’argent donc je n’ose pas quitter mon job salarié pour être indépendant, c’est répondre à un besoin (la sécurité, ici la sécurité financière) par une stratégie (être salarié). Mais l’erreur serait de croire qu’il n’y a qu’une stratégie possible alors qu’en fait, les stratégies sont illimités.

Comprendre ses peurs, c’est comprendre le besoin qu’il y a derrière la peur pour pouvoir mettre en place une nouvelle stratégie qui permette à la fois de nourrir le besoin, dans notre exemple de sécurité et d’oser créer et inventer une nouvelle façon de travailler.

Ne pas oser se lancer pour préserver notre amitié était une stratégie mais ce n’était pas la seule. Une fois dit à quel point elle était précieuse, nous avons pu définir nos modalités de fonctionnement et poser des marqueurs qui devaient nous servir d’alerte.

4) Se faire confiance

Je sais que ça, c’est facile à dire mais s’il y a bien un truc que j’ai compris après des années de pratique auprès de patients et / ou d’entrepreneurs, c’est que les ressources, la confiance, les capacités, elles sont là. A l’intérieur. Et que parfois, elles sont juste trop bien rangées. Alors il faut décider. Faire un pari. Croire que c’est possible, même si on n’en est pas sur. Faire comme si. Parce que le cerveau ne sait pas faire la différence entre le réel et l’imaginaire alors faire comme si on avait confiance, c’est déjà avoir confiance.

Alors on a décidé de se faire confiance. Confiance en nous, pour nous mettre au service de notre outil et offrir à wisian toutes les chances de réussir. Confiance en nos valeurs et nos idéaux pour construire une entreprise dont on sera fiers. Confiance en notre amitié, aussi. Et confiance en la pertinence de ce projet.


Finalement, il suffisait de décider d’oser et c’est ce que nous avons fait.